Lakagígar: expédition vers les cratères du Laki (pistes F206 et F207)

Rédigé par Sandrine Publié le 07/01/2018

J'en rêvais! Voilà des années que j'attendais ce grand jour. Un bonne quinzaine pour être exacte, depuis que j'étais tombée par inadvertance sur une photo du Lakagígar étant plus jeune. Depuis je n'avais cessé de penser à l'Islande, à m'imaginer fouler un jour cette terre de feu et de glace pour y admirer quelques-uns des plus beaux paysages du monde. Mais par dessus tout, mon but ultime était d'approcher les somptueux cratères du Lakagígar.

L'histoire du Lakagígar

Commençons par poser les bases. Si j'étais autant pressée de découvrir les cratères du Lakagígar, c'est aussi pour leur histoire. Une histoire qui commença le 8 juin 1783 lorsqu'une gigantesque fissure éruptive de 27 km s'ouvrit de part et d'autre du Laki, un grand et haut volcan situé à 33 km au nord de la petite ville de Kirkjubæjarklaustur. S'en suivi une impressionnante éruption explosive qui créera pas moins de 115 cratères le long de la fissure, laissant s'échapper 14 km3 de lave qui se déversèrent sur 565 km² pendant près de 8 mois! Cet épisode a été appelé par les islandais " Skaftáreldar" ou "feux de la Skaftá". Voilà comment les cratères du Lakagígar furent formés.

Il faut imaginer des fontaines de lave projetant des jets à plus de 800 à 1400 mètres de haut sur 27 km de long!

Cette éruption volcanique fût si importante qu'elle eu des conséquences sur une bonne partie du globe suite aux millions de tonnes de dioxyde de soufre et de fluor qui se répandirent dans l'atmosphère. Ainsi, les 3/4 des moutons et chevaux d'Islande furent intoxiqués et périrent. Le peuple islandais n'en fut pas en reste car près d'1/5 de la population fût décimée suite à une famine sans précédent. L'épais nuage de particules arriva jusqu'en Europe où il créa un épais brouillard déréglant le climat pendant plusieurs années et perturbant les récoltes, enchainant les hivers extrêmes et les étés trop chauds. L'éruption du Lakagígar aurait ainsi provoqué des milliers de décès en Europe et serait l'une des causes indirectes de la Révolution Française de 1789.

Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à consulter l'article Wikipedia qui détaille les conséquences de l'éruption à travers le monde.

Etrangement, le Laki n'entra pas en éruption durant les feux de la Skaftá. Il trône aujourd'hui en plein milieu de la fissure éruptive et des 115 cratères dont l'ensemble porte le nom de Lakagígar, signifiant les cratères du Laki.

Cratère Lakagigar

En route vers le Lakagígar

Nous voilà donc un matin du mois de juillet 2016. Nous nous levons de bonne heure pour arriver sur les lieux le plus tôt possible. En effet, la météo est mauvaise depuis plusieurs jours sur l'ensemble du pays et accroit le risque de gonflement des gués. Nous avons tenté de repousser la date de l'expédition le plus possible pour miser sur le retour du soleil, mais en vain, il nous faut avancer sur notre itinéraire.

Le camping de Kirkjubæjarklaustur

Nous sommes arrivés la veille au soir au camping de Kirkjubæjarklaustur, cette ville au nom imprononçable que l'on appellera "Kirk" pendant tout notre séjour. Kirkjubæjarklaustur est une petite ville étape idéalement située pour explorer le sud de l'Islande, et surtout de s'approcher au plus près du départ de la piste F206 qui mène au Laki.

Le camping n'est pas très grand mais les emplacements sont propres. Les sanitaires sont très bien avec une petite cuisine toute équipée et une buanderie. Comptez 1300 ISK pour une nuit en tente pour 2 personnes. Les douches sont payantes: 600 ISK pour 5 minutes d'eau chaude! Préférez la piscine située à 500 mètres vers le sud pour vous laver.

Nous nous réveillons de bonne heure et rangeons notre tente. Hélas la météo ne se sera pas arrangée durant la nuit. Une faible pluie tombe en continu depuis la veille. Avant de partir, nous appelons le numéro de téléphone indiqué sur la carte que la ranger nous avait remise à la petite cabane au pied d'Elgja deux jours auparavant. D'après eux, les gués des F206 et F207 sont bas mais ils nous recommandent de partir tôt pour éviter un gonflement en fin de journée. Ouf, quel soulagement!

Le début de la F206

Le départ de la route 206 (qui n'est pas encore une piste) se situe 6 km en revenant vers le sud-ouest depuis le centre de Kirkjubæjarklaustur. L'intersection est signalée au dernier moment par un petit panneau. Il faut alors bifurquer en direction du nord sur la petite route encore goudronnée sur le premier kilomètre. Après 2,5 km, nous bifurquons à nouveau en direction du nord, laissant en face la route qui mène au canyon de Fjaðrárgljúfur que nous découvrirons au retour.

La route s'avance plein nord et se transforme en piste. C'est ici que l'aventure sur la F206 commence!

Début piste F206

Ca y est, le moment tant attendu est tout proche! Jamais je n'avais été autant excitée depuis le début du séjour, à la différence de Flo qui considérait ce lieux comme une des merveilles d'Islande parmi tant d'autres. Malgré tout je suis tout de même anxieuse, car les nuages semblent très bas et j'appréhende de ne pas pouvoir admirer l'ensemble des cratères du Lakagígar.

Les premiers kilomètres ne sont pas des plus agréables, la piste étant très caillouteuse. Celle-ci traverse de grandes zones vertes au relief modeste.

La cascade de Fagrifoss

10km environ après le début de la piste se trouve la bifurcation pour aller admirer la jolie cascade de Fagrifoss. Je ne me souviens plus si la bifurcation était indiquée, mais une petite piste partait vers l'est. Celle-ci continue sur 200 mètres avant d'atteindre un petit parking. D'ici, il faut encore parcourir à pied les quelques dizaines de mètres restants, passant un petit portique métallique pour arriver à un promontoire surplombant la superbe cascade!

La cascade de Fagrifoss dans le brouillard

Elle est vraiment belle avec ses deux jets puissants. Dommage que la météo ait été si maussade, avec du soleil elle doit être resplendissante!

La cascade est également accessible depuis la rive est. Le chemin d'accès se situe un peu après le premier gué et une petite marche sera nécessaire pour rejoindre la rive.

La traversée du champ de lave et les gués de la F206

Déjà nous atteignons le premier gué. Il est assez large mais peu profond et tapissé de cailloux. Des pierres indiquent la courbe à suivre dans la rivière. Nous le traversons sans difficulté, et constatons une hauteur d'eau de seulement 25 cm. La pluie continue de tomber et nous devons traverser de grosses flaques d'eau qui se sont formées sur la piste de terre.

Peu à peu le relief s'adoucit pour se transformer en une sorte de vaste pleine que l'on domine par moments. Au loin se dresse une chaine de petits sommets, formant un barrage à l'horizon. Vient alors le second gué, assez impressionnant car il possède plusieurs bras d'eau qu'il faut traverser successivement. Néanmoins, l'eau n'était pas très haute avec seulement 20 à 30cm selon les bras.

La piste s'avance dans ces paysages désolés que la mousse a envahie. Celle-ci prend d'ailleurs une teinte de plus en plus verte, voir fluorescente au fur et à mesure que l'on s'approche du but. Enfin, voici le 3ème et dernier gué, le plus haut de la série avec environ 40 cm.

A noter que le niveau des gués peut largement varier. La F206 est réputée pour parfois être infranchissable à cause de la hauteur trop importante des gués. Pensez à bien vous renseigner avant d'emprunter la piste.

Bientôt nous ne serons plus très loin des sommets que l'on avait en visée quelques minutes plus tôt. Ces petites collines tapissées de mousse et de neige nous font penser à celles que l'on a pu croiser près de la réserve de Fjallabak aux abords de la F210.

Environ 4 km après le passage du 3ème gué, nous arrivons à la jonction de la F206 avec la F207. La F207 est une autre piste qui permettra de faire une boucle autour de la partie sud-ouest du Lakagígar. Nous l'emprunterons plus tard et restons sur la F206.

La piste s'adoucit enfin! Les petits cailloux s'en sont allés et la terre s'est transformée en cendres noires. Les premières formations de lave apparaissent en petits amas de part et d'autre de la piste, toujours recouverts de cette étonnante mousse verte. La piste s'approche pour effleurer le pieds des collines tandis que les formations de lave se font de plus en plus fréquentes.

Piste traversant un champ de lave recouvert de mousse - F207Mousse verte - F207

C'est alors qu'au détour d'une colline la chaine des cratères apparait! On aperçoit très bien les bouches des différents cratères qui s'enchainent en fil indienne jusqu'à atteindre le grand Laki dont le sommet est malheureusement... dans les nuages. Vous pouvez aisément imaginer la déception s'afficher sur mon visage.

Les derniers kilomètres avant d'atteindre le Laki traversent un champ de lave déstructuré et chaotique. Le terrain semble encore bien porter les stigmates des précédentes éruptions. Après 50 kilomètres et environ 2h30, nous arrivons enfin aux pieds de l'imposant Laki.

Balades autour du Laki

Ca y est, nous sommes arrivés mais c'est la désillusion. Le sommet du Laki étant dans les nuages, nous ne verrons rien d'autre que du brouillard depuis son sommet, c'est peine perdue. Du coup nous laissons le parking principal et avançons quelques centaines de mètres sur la piste de sable noir. Très rapidement un énorme cratère étêté apparait telle une bouche géante aux contours irréguliers. Il nous impressionne tant que nous décidons de nous stationner à côté pour aller s'approcher de plus près.

Cratère béant piste F206

La boucle découverte du petit cratère

Boucle de 500 mètres - 30 minutes - Facile

Nous laissons notre 4x4 sur un petit parking secondaire. Ni une ni deux, j'en oublie la pluie et m'empresse de sortir pour avancer en direction de l'énorme cratère. Un sentier semble accéder à son sommet. marqué par de petits piquets à la pointe jaune. Flo me suit de quelques mètres. Nous grimpons le petit dénivelé qui nous sépare du bord du cratère lorsque je m'arrête net.

Je n'en crois pas mes yeux! Je fais signe à Flo de vite me rejoindre. Devant nous se dévoile un paysage apocalyptique, témoin du violent cataclysme passé où la nature s'est déchainée.

Le cratère est totalement éventré sur l'ensemble de sa longueur!

Nous sommes au coeur même de l'immense fissure éruptive! Il faut imaginer ici de la lave jaillissant à plusieurs centaines de mètres depuis les entrailles de la terre. C'est fascinant!

Intérieur cratère cratère Lakagigar

Intérieur cratère LakagigarMousse verte - Lakagigar

Je suis totalement émerveillée devant ce paysage que je n'attendais pas de voir sous cet angle. Et en prime, le sentier descend dans le cratère, suivant la fissure éruptive. Bien sûr la faille s'est rebouchée et n'offre plus un trou béant jusqu'aux enfers de la Terre (quoi que...), mais sa trace est encore bien présente!

Nous suivons le sentier qui descend au milieu du cratère à l'intérieur de la crevasse. Le chemin nécessite un peu d'habilité pour enjamber les gros rochers de lave. Au fond du cratère, une grosse cavité m'interpelle. J'avance jusqu'à en atteindre le bord. Celle-ci plonge profondément dans l'obscurité et semble très profonde. Mieux vaut ne pas y tomber!

Finalement nous découvrirons des dizaines de cavités similaires le long de la petite boucle, certaines encore encombrées par la neige. Le sol semble être un vrai gruyère!

Au bout de 30 minutes nous ressortons de l'autre côté du cratère dont la sortie est aidée de quelques marches aménagées par des rochers. Le sentier nous ramène directement au parking. C'est alors que nous nous apercevons qu'une petite boite métallique met à disposition des petits dépliants! Il s'agit en faire d'un parcours découverte. Le dépliant raconte quelques épisodes intéressants de l'histoire du Lakagígar.

D'après le dépliant, la boucle s'effectue de l'ouest vers l'est, néanmoins nous trouvons que celle-ci est plus impressionnante en commençant de l'autre côté (le sens où nous l'avons parcouru).

Après cette fascinante exploration, nous regagnons notre 4x4. La pluie s'est atténuée alors Flo tente de sortir le drone pour faire un survol de la zone au dessus du cratère béant.

Vue de drone des petits cratères au pied du Laki

Nos regards se tournent alors vers le sommet du Laki. L'épais brouillard commence à se dissiper. Le sommet semble encore embrumé mais de petites trouées nous laissent penser que le voile n'est plus très épais. N'ayant plus rien d'autre à faire dans la zone, nous tentons l'ascension du Laki.

L'ascension du Laki

Boucle de 3,5 km - 1h30 - Moyen ou Aller/Retour de 2 km - 1h00 - Moyen

Le parking principal du Laki se situe plus en amont, au niveau de la petite cabane qui abrite le ranger et refuge du coin. De ce parking part une grande boucle qui permet de rejoindre le sommet du Laki. Il faut compter 1h30 environ pour parcourir l'ensemble de la boucle.

Mais nous avons remarqué qu'un sentier semble monter vers le Laki depuis le parking où nous sommes stationnés, toujours non loin de notre cratère éventré. Du coup nous prenons ce sentier dont l'ascension s'avèrera plus directe et ardue.

Le sentier prend rapidement de l'altitude et au bout d'un vingtaine de minutes nous sommes assez haut pour avoir une très belle vue sur l'enchainement des cratères du Lakagígar. C'est superbe! Hélas les conditions de l'ascension rendent la randonnée peu agréable. Le vent s'est levé et s'allie à la bruine, nous obligeant à continuer à avancer face contre terre pour éviter de prendre des bourrasques humides en plein visage.

sur le sentier menant au LakiJe ne garde comme seuls souvenirs de cette ascension que la vision permanente de la terre du sentier qui devenait de plus en plus glissant, le vent sifflant dans ma capuche, devant m'arrêter à plusieurs reprises pour reprendre mon souffle. Cette petite ascension pourtant pas si longue ni réellement difficile, aura été la plus éprouvante de notre séjour! Mais la vue fantastique sur l'ensemble du Lakagígar a suffit pour me donner la force de grimper jusqu'au sommet.

Au fur et à mesure que l'avalais les derniers mètres, le petit manteau de brume du sommet se dissipait, me motivant encore plus à vite le rejoindre. J'étais si impatiente! Et c'est enfin que le graal s'est offert à moi! A peine suis-je arrivée au sommet que les nuages se sont éclaircis tel un miracle, la pluie et le vent cessant avec eux. Ce genre de situation qui vous laisserait croire qu'un ange gardien veille sur vous!

Je traverse la plateforme du sommet qui est finalement presque plate pour me rendre de l'autre côté, en direction du Vatnajökull. Et c'est là que l'ensemble des cratères du Lakagígar s'est dévoilé!

Du sommet du Laki, la vue embrasse les somptueux paysages sur 360°, s'étendant jusqu'à l'immense Vatnajokull. Nous commençons à être habitués aux paysages surnaturels, mais celui-ci est tout simplement grandiose! De part et d'autre du Laki, les cratères se suivent sur des dizaines de kilomètres, s'étendant jusqu'à ce que notre regard ne puisse plus les distinguer. Les cratères les plus gros sont situés au sud-ouest, tandis que la chaine semble s'étendre plus longuement vers le nord-est.

Le  Lakagígar - F206

 Lakagígar - F206 Lakagígar - F206

Le tout semble posé dans un vaste décor de cendres noires et de mousse verte, parsemé de quelques lacs aux eaux laiteuses.

Lac près du Lakagigar

La chaine du Lakagigar depuis la LakiCollines autour du Laki

Ce qui est le plus surprenant c'est que la fissure traverse littéralement le sommet du Laki!

Celui-ci est comme tranché sur l'avant, dans le prolongement de la chaine des cratères. Il faut s'imaginer l'ouverture de cette incroyable fissure éventrant tout sur son passage! Quel cataclysme!

Nous passerons de longues minutes à juste profiter de l'instant avec nos yeux. Je réalise que je suis en train de vivre un rêve de petite fille! Le vent et la pluie ayant cessé, Flo décide de lancer le drone qui nous rapportera de magnifiques images. Nous redescendons ensuite par le même sentier, un peu glissant vers le sommet mais dont le parcours jusqu'à la voiture se fera cette fois très rapidement.

La boucle du Lakagígar par la piste F207

Nous quittons le Laki pour emprunter la piste F207 qui effectue un détour de 30 km autour des cratères du Lakagígar et rejoint la piste F206 un peu plus bas.

Cette piste est d'une incroyable beauté! Elle s'élance au travers de la plaine recouverte de cendres noires, serpentant au milieu des petites collines tapissées de mousse vert fluo et longeant les bouches béantes du Lakagígar. Les grands lacs offrent un magnifique contraste dans ce paysage déjà fantastique! On peine à croire que nous sommes bien sur Terre!

Piste F207

La piste s'éloigne et se rapproche de l'alignement des cratères. Plusieurs sentiers de randonnées y mènent mais malheureusement l'heure avance et nous n'avons pas le temps de tous les emprunter. C'est un grand regret tant la zone est incroyable à découvrir!

Au hasard, nous nous arrêtons le long de la fissure, à un endroit où les cratères semblent plus impressionnants. Nous empruntons un petit sentier balisé par de petits piquets qui fend le tapis de mousse d'un étonnant vert en direction des cônes. Il bruine encore légèrement mais ceci ne nous gâche pas la petite balade.

Le sentier se poursuit au travers d'un champ de lave torturé, encerclé par quelques cratères dont les parois sont teintées de rouge. C'est superbe! Mais malheureusement l'heure tardive nous force à rebrousser chemin rapidement, la piste du retour étant encore longue.

Randonnée Lakagigar

Cratère Lakagigar - F207

Partez tôt le matin pour profiter d'une grosse journée sur place pour prendre le temps de se balader le long des cratères.

Pour connaître les sentiers de randonnées autour du Lakagígar, vous pouvez consulter le site du parc (en anglais). 

La piste F207 continue et arrive bientôt vers le début (ou la fin) de la chaine des petits cratères qu'elle contourne, et rencontrant à cet endroit la principale difficulté de la boucle: la traversée d'un gué qui peut s'avérer parfois délicat à traverser.

La pluie se remet à tomber lorsque nous arrivons devant l'obstacle. La rivière s'écoule dans un cadre magnifique et enchanteur, dommage que la météo n'ait pas été avec nous pour en profiter davantage. Cette fois la rivière semble bien plus large et profonde que les précédentes que nous avons traversées le matin. Nous passons tranquillement et finalement nous observerons environ 45 cm d'eau.

Devant le gué de la F207

Notre 4x4 en haut de la côte avant d'entrer dans la rivière de la F207Le gué de la F207

Il est à noter que ce gué peut être infranchissable. Dans ce cas, un retour par le même chemin s'imposera, mais la route pour se rendre jusqu'à ce point en vaudra largement la peine!

Environ 500 mètres après la traversée du gué, une étrange cavité attire notre attention sur la gauche de la piste. Un petit ponton et quelques marches permettent d'y accéder. Il s'agit d'une ancienne cheminée béante. Bien sûr celle-ci est également rebouchée, mais elle est assez bien préservée pour imaginer la puissance de l'éruption passée!

La piste F207 s'éloigne ensuite des cratères pour s'enfoncer dans le grand champ de lave tumultueux et rejoindre la F206. Il nous faudra environ 1h30 pour rejoindre les abords de la route 1 et le petit canyon de Fjaðrárgljúfur.

Quel véhicule pour rejoindre le Lakagígar via les pistes F206 et F207?

Pour parcourir cette piste, un petit 4x4 sera suffisant si les conditions sont bonnes. Un Duster fera parfaitement l'affaire si le niveau des gués n'est pas très haut comme le jour de notre expédition. Toutefois, comme partout en Islande, le niveau des rivières est incertain et peut largement varier d'un jour à l'autre, voir parfois à quelques heures d'intervalle. Pour cela, nous vous recommandons de contacter un ranger pour vérifier le niveau des gués avant de vous engager.

A noter également que le niveau des gués varie généralement entre le matin et le soir. Le niveau de l'eau a tendance à croître en fin de journée suite à la fonte des glaces durant la journée, ou l'accumulation des précipitations si il pleut.

Le dernier gué sur la F207 peut être plus gros et pas toujours passable. Néanmoins dans ce cas il sera toujours possible de rebrousser chemin. La perte de temps ne sera pas très importante, la F207 étant bien roulante.

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