Corée du Sud: pourquoi nous n'avons pas aimé

Rédigé par Sandrine Publié le 18/01/2017

Le voyage est une source intarissable de plaisirs et de découvertes. Dès que nous revenons d'une destination, nous sommes heureux de partager nos nouvelles expériences et aventures. Mais à notre retour de Corée du Sud, c'était différent.

Nous avons souhaité revenir sur notre expérience au travers d'anecdotes et d'histoires pour vous retranscrire notre vécu. ll nous semble toutefois important de préciser que notre avis n'est pas à généraliser, car la Corée du Sud est une destination qui pourra plaire, autant que déplaire. Il s'agit d'un avis subjectif et complètement personnel.

Préambule d'un voyage en Corée du Sud

En mai 2015 nous avons décidé de découvrir la Corée du Sud. Un voyage qui s'inscrivait dans le cadre d'un retour au Japon. Connaissant déjà le pays du soleil levant, nous voulions pimenter cette nouvelle escapade en découvrant un pays que nous ne connaissions pas. Nous avons alors porté notre dévolu sur la Corée du Sud, après avoir entendu de bons retours sur ce pays.

Pendant plusieurs mois nous avons tenté de collecter des informations sur le pays. La Corée est encore une destination assez méconnue avec relativement peu d'information sur le sujet hormis sur la capitale et Jeju. Nous trouvons rapidement la liste des sites à ne pas manquer, mais finalement peu d'élément pour bien comprendre la culture et l'histoire du pays (ce qui nous manquera plus tard). Nous avions également contacté l'office du tourisme de la Corée du Sud qui nous avait fait parvenir une grosse enveloppe avec plein de brochures. Les photos sur ces brochures étaient très belles, ventant de superbes paysages. Nous avons eu un vrai coup de coeur et il nous tardait de découvrir la Corée du Sud.

C'est donc un beau matin de mai que nous atterrissons à l'aéroport de Seoul Incheon avec notre guide maison en poche. Plusieurs mois auparavant, nous avions donc recensé l'ensemble des curiosités à voir. La Corée du Sud n'étant pas grande, nous avions choisi d'y séjourner 10 jours, le temps de sillonner le pays en voiture, en réalisant un "Z".

Nous avions prévu de découvrir Seoul pendant 2 jours, puis nous devions rejoindre Sokcho sur la côte Est pour randonner au parc du Seoraksan. Nous devions ensuite reprendre la route en direction du centre du pays en passant par Donghae, Hahoe et Andong puis nous rendre au temple d'Haiensa. Nous avions prévu de séjourner dans de petits villages, chez les habitants, afin de mieux découvrir la culture coréenne. Notre route se poursuivrait ensuite vers le sud de l'île afin d'y découvrir la célèbre plantation de thé de Boseong, le village folklorique de Naganeupseong ou encore l'île de Namhae. Enfin, nous devions terminer par une balade à Busan avant de prendre un ferry pour le Japon.

Nous avions fait le choix de ne pas aller jusqu'à l'île de Jeju par manque de temps. Peut-être aurions nous dû?

Immersion à Séoul et premières impressions

Arrivés à Séoul, nous avons commencé la découverte de la capitale coréenne en flânant dans les rues à la nuit tombée. Ce soir là, nous n’avons pas croisé beaucoup de monde, les rues étaient plutôt désertes et pourtant nous étions un vendredi soir. Nous avons alors cherché pendant plusieurs heures les quartiers animés de la ville, sans les trouver. Peut-être n’étions-nous pas aux bons endroits? Pourtant quelques rues semblaient chaleureuses avec leurs grandes enseignes lumineuses, mais malheureusement désertées ce soir là.

Pour rejoindre notre hôtel situé dans les quartiers nord de Séoul, nous devions parcourir des ruelles sombres et désertes. Par endroits, de la lumière s’échappait de l’arrière des restaurants qui nettoyaient leurs cuisines.

Les déchets étaient empaquetés dans de gros sacs poubelles puis déposés à chaque coin de rue, les abandonnant ainsi parfois à quelques chiens qui venaient se servir au passage jusqu’au petit matin. Cela n'a rien de surprenant pour certains pays asiatiques, mais nous ne nous attendions pas à voir cela à Séoul qui se veut d'être une ville dynamique et moderne. Peut-être sommes-nous venus visiter Séoul au mauvais moment? A contrario, toutes les autres villes que nous avons traversée en Corée étaient propres et les déchets placés dans des conteneurs.

Même si tous les quartiers de Séoul ne sont pas ainsi, nous n’avons décidément pas apprécié nos balades nocturnes dans la capitale, hormis le long de la rivière Cheonggyecheon où la balade était très agréable, ou encore l’ascension à pied jusqu’à la Seoul Tower.

Entre modernité et désillusions

Cette image que nous découvrions de Séoul contrastait avec l’idée que nous nous en faisions, probablement à tort, en comparaison avec le Japon que nous connaissons. Il faut dire que la Corée du Sud était encore un pays en voie de développement il y a quelques dizaines d’années.

Même si d’apparence la technologie semble envahir les rues, nous avons senti un profond décalage entre la modernité apparente (voitures, informatique, infrastructures routières) et les conditions sanitaires qui nous ont semblé encore très précaires.

Temples et palais en séries

Le premier jour de notre visite de Séoul, nous avons commencé notre visite par le palais Changdeokgung. La découverte de ces lieux était forte intéressante. L’architecture est jolie avec de beaux motifs à fleurs peints sur les poutres. On admire, on photographie, intrigués par ce nouveau décor même si tout semble plutôt neuf ou du moins, récemment repeint. Puis nous nous rendons au palais Gyeongbokgung. Etrangement, derrière sa grande porte massive nous retrouvons à nouveau cette même architecture, quasiment à l’identique. Les mêmes fleurs sont peintes au niveau des toits avec les mêmes couleurs. Même si les bâtiments n'ont pas les même formes et que certains sont dans un cadre très photogénique, nous avons l'impression d'une sorte de déjà-vu.

Plus loin, au palais Deoksugung la même scène se rejoue. Nous retrouvons à nouveaux ces formes, ces fleurs, cette peinture qui à l'air si fraiche. Au fil des jours la lassitude s’installe à force ne pas percevoir d’originalité dans l’architecture coréenne. Cela ne concerne pas seulement les palais, mais aussi les temples. On y retrouve exactement les mêmes moulures et motifs. Certes certaines façades sont différentes, mais tout semble neuf et similaire, refait à la perfection.

Plus tard nous apprendrons qu'il s'agit du Dancheong, un style de décoration traditionnel coréen caractérisé par des motifs et couleurs spécifiques, qui explique pourquoi on retrouve partout les mêmes décors.

Des reconstitutions pas toujours exactes

On savait bien que la Corée du Sud a subit de très lourds dégâts durant la guerre et que l’ensemble des infrastructures originelles ont été détruites. Cependant, nous apprenons bien vite que les reconstructions n’ont, dans l'ensemble, pas été fidèles aux plans d’origine. Bien que les caractéristiques principales des bâtiments ont été respectées, certains aménagements ont été apportés, comme la suppression d’un étage, le déplacement de certaines ouvertures rendant ainsi les bâtiments plus « classiques ». Ceci n’est pas propre à Séoul puisque nous retrouveront les mêmes architectures un peu partout dans le pays.

Après quelques jours, les jolies fleurs dessinées sur les poutres nous paraissent bien fades. Heureusement que certains complexes ont pu être épargnés dans les zones les plus reculées comme à Haiensa, au Seoraksan ou encore au temple Boriam à Namhae où nous avons retrouvé le brin d’authenticité qui nous manquait tant.

Ce qu'il nous a manqué

Bien vite nous nous sommes aperçus que nous n'avions pas en notre possession suffisamment d'information pour comprendre la culture coréenne. Sur place nous essayions de rechercher des informations sur internet le soir venu. C'est à ce moment que nous avons compris l'ampleur des dégâts causés par la guerre dont la cicatrice est encore largement visible. Nous n'aurions probablement pas ressenti la même chose si nous y étions préparés.

Infrastructures routières et désastres écologiques

Au fil des jours nous avons beaucoup roulé et s’il y a une chose à retenir de la Corée du Sud c’est bien la qualité du réseau routier. Les routes sont belles, neuves et bien entretenues. Mais assez vite on ne rend compte que les paysages naturels ne sont pas préservés, au détriment des autoroutes, viaducs, tunnels qui s'incrustent mal dans paysage pourtant sauvage.

La majorité du pays est très montagneux, ici pas de hautes montages mais de grandes collines boisées. Plutôt que de s’embêter à contourner les massifs les routes sont droites. On comprend bien qu'il faut que les infrastructures permettent au pays de se développer, mais nous avons constaté ce phénomène presque partout, hormis quelques exceptions dans le centre du pays où certaines petites routes franchissent encore les cols, préservant ainsi de beaux paysages. Mais pour combien de temps encore?

Plus généralement, autoroutes et routes secondaires passent sous les montagnes et traversent les vallées sur d’immenses viaducs. C’est bien pratique pour relier d’un bout à l’autre le pays en quelques heures, mais ici on semble oublier le côté «nature» et «écologique». En 2015, nous avons croisé beaucoup de chantiers en cours, le pays souhaitant améliorer ses infrastructures routières à l’approche des jeux olympiques.

Adieu belle côte escarpée

Ce qui nous a le plus frappé, c’est de trouver de beaux paysages côtiers dans le sud du pays ravagés par l’arrivée d’une route venant s’implanter en plein milieu du décor sans prendre le temps de respecter la forme du terrain. Terminée la belle vue sur la mer, maintenant un beau viaduc vous gâchera la vue.

Le charme des villes coréennes

Si vous venez en Corée du Sud, ce n’est certainement pas pour découvrir le charme des villes! Au moins vous êtes prévenus car cela peut surprendre. En Corée du Sud, les contraintes du terrain (toujours ces mêmes collines boisées) oblige le développement des villes en hauteur, celles-ci ne pouvant plus s'étaler. Ainsi, face à la forte augmentation démographique dans un pays de faible superficie, les coréens s'adaptent en construisant d’immenses tours numérotées pour accueillir les familles.

Les constructions sont hautes et généralement regroupées en grands ensembles de bâtiments identiques. Ici le vis à vis est de rigueur, la proximité avec le voisinage est immédiate.

Le manque de place étant une vraie problématique en Corée du Sud, les villes grignotent petit à petit les montages avoisinantes. Nous avons été surpris de voir des pans entier de montagne rasés et déblayés pour y construire de nouveaux grands ensembles à Yeosu, dans le sud du pays. Parfois, c'est aussi le rivage qui est rogné pour sans cesse permettre l'élaboration de nouvelles constructions.

En comme le pays est montagneux, l’ensemble de la population est regroupée dans de grandes agglomérations. Il n’est pas rare de voir de gros immeubles même au coeur des montagnes, dès que le terrain est propice, même s'il existe de nombreux petits villages dont la population vit généralement de l'agriculture locale.

Du béton jusqu'à la mer

Ainsi, lorsque nous sommes arrivés dans le sud du pays, nous nous attendions à découvrir de petites villes en bordure de mer, d’autant plus qu’à ces endroits la côte est très escarpée. Quel ne fut pas le choc lorsque nous avons découvert des barres d’immeubles juste au bord de la plage. Pas un centimètre n’était pas bétonné. L’image que nous nous en faisions était simplement aux antipodes de ce que nous avons découvert.

On peut le dire: les villes industrielles sont moches, même si nous avons tout de même apprécié Sokcho et son port de pêcheurs et plus généralement les villes de la côte Est. Heureusement, il y reste même des coins charmants en s'éloignant des villes.

La nourriture coréenne

Nous abordons maintenant un sujet qui fera probablement polémique, mais nous devons l'avouer: notre expérience avec la nourriture coréenne n'a malheureusement pas été une partie de plaisir.

Avant notre départ nous n’avions entendu que du bien sur la nourriture coréenne. « Tu verras, c’est un vrai régal! » ou encore « La nourriture coréenne est l’une des meilleures du monde ». Nous nous faisions donc une immense joie de découvrir la succulente nourriture coréenne dont on parle tant.

A notre arrivée à Séoul nous avons bien vite déchanté. L’odeur sortant de certaines cuisines nous a bien refroidis et nous hésitions à rentrer dans les échoppes qui ne nous semblaient pas très accueillantes. Avec notre «petit budget» nous étions contraints de manger local et nous ne pouvions pas nous permettre de fréquenter de chics restaurants ou des grills. Le premier soir, nous avons finalement trouvé un petit restaurant où nous avons pris notre premier repas. Au menu, des soupes façon coréenne. C’était plutôt bon, mais très épicé. C'était au final le meilleur repas typiquement coréen que nous avons dégusté durant notre séjour.

Difficile de trouver un restaurant

Chaque midi et soir nous mettions parfois plus d'une heure avant de trouver un endroit où manger. Les restaurants «touristiques» n’étaient malheureusement pas dans nos prix. Nous essayions donc de trouver des échoppes avec quelques photos de plats nous permettant de savoir ce qui allait nous attendre. Contrairement au Japon où il est plutôt facile de commander sans parler japonais, en Corée du Sud c’est très différent. Quasiment personne ne parle anglais et les menus ne sont que rarement illustrés. A plusieurs reprises, nous avions donc commandé nos plats sans savoir ce que nous allions trouver dans l'assiette.

En bordure de mer, les restaurants possèdent généralement de gros aquariums en façade où sont placés les retours de pêche. A Sokcho par exemple, nous avions choisi l'un de ces restaurants au niveau du petit port. Nous pensions avoir commandé du poisson lorsque la jeune serveuse arrive avec une grosse assiette de coquillages!

Bien vite nous comprenons le principe de la cuisine coréenne. Celle-ci se décline en petits plats (entre 2 et 9) qui accompagnent un plat principal. Vous trouverez quasiment à chaque repas du Kimchi, spécialité coréenne à base de chou pimenté. C'est assez particulier et je dois dire que nous n'avons pas vraiment aimé.

Parmi les autres accompagnements, on retrouvait souvent des champignons, des légumes marinés ou séchés, parfois des œufs ou du poisson.

Notre étrange aventure culinaire

Un soir, lors de notre escale dans le minuscule village de Taejang-ri près d'Andong, nous avons poussé la porte d'un petit restaurant. De l'extérieur, rien n'indique qu'il s'agit d'un restaurant. Nous avons l'impression d'entrer dans une banale maison. Nous osons pousser la porte et nous entrons dans une vaste pièce de tatamis ou sont disposées quelques tables. Il ne doit pas y en avoir plus de 10. Le maître des lieux nous regarde étrangement, il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes étrangers par ici!

Il nous invite à nous assoir et on nous remet une carte écrite à la main. Ne sachant pas quoi prendre, une jeune étudiante qui mangeait non loin de nous est venue nous aider. Elle nous conseille un plat local « healthy but not tasty ». Selon elle c’est le meilleur choix de la carte car très bon pour la santé, à condition de ne pas le sentir. Nous décidons de suivre son conseil, un peu étonnés par ce qu’elle venait de nous dire. De toute façon il n'y a que 3 plats à la carte et d’après elle nous n’aurions pas aimé les autres.

Quelques instants plus tard, on nous apporte 9 petits ramequins ainsi qu'une marmite. L’odeur qui s’échappait de cette dernière était effectivement vraiment nauséabonde. Nous l'ouvrons. A l’intérieur, des morceaux de tofu côtoyait des haricots blancs ainsi qu’un genre de navet. Nous versons la soupe dans nos petits bols. Le fumet qui se dégageait de nos bol n'avait vraiment pas l'air appétissant. Puis nous goûtons.

Le jus était étonnamment d'un goût plutôt fade et combiné à l'odeur, je vous laisse imaginer notre festin. Je dois dire que nous avons fait des efforts pour ne pas faire la grimace afin de ne pas vexer le personnel. Après quelques efforts, nous terminons notre repas et rentrons.

Le lendemain matin, nous nous apprêtons à prendre le petit déjeuner dans la famille qui nous avait hébergé. Bien contents d’avoir enfin un vrai petit déjeuner, nous attendons avec impatience les premiers plats. Après avoir déposé 6 petits ramequins, notre hotte nous dépose une soupière. Impatient, nous l'ouvrons et découvrons avec horreur la même soupe que la veille, sauf que cette fois, c'est en guise de petit déjeuner! Je vous laisse imaginer notre tête à 7h du matin.

Place à la simplicité

Au fil de notre séjour, à force d’essuyer des repas peu appétissants, nous avons finalement opté pour la simplicité en faisant nos courses dans des supérettes. Le bilan de notre voyage en Corée du Sud est vraiment très mitigé sur le plan culinaire. Même si nous avons dégusté quelques bons plats, nous n'avons jamais été vraiment convaincu par nos expériences gustatives.

Le bilan de notre voyage en Corée du Sud

Je souhaitais quand même terminer cet article avec une note positive. Après tout, la Corée ça n'est pas que des villes moches et des temples refaits à la chaine. Nous avons tout de même apprécié certaines découvertes comme le temple d'Haiensa, les balades dans la montage, les randonnées au Seoraksan, la plantation de thé de Daehan Dawon (Boseong), le centre de Busan et notre parcours sur l'île de Namhae.

Nous avons aussi fait de belles rencontres comme au village Folklorique de Naganeupseong où une charmante dame a pris soin de nous costumer, ou encore au restaurant de poissons de Shokcho où nous avons discuté pendant plus d'une heure avec la serveuse grâce à Google traduction.

Nous avons été déçus de la Corée du Sud car nous nous attendions à autre chose. Nous étions très mal préparés par manque d'information (qu'il a été difficile de collecter avant notre départ). Je pense aussi que notre plus grande erreur a été d'avoir imaginé que la Corée du Sud puisse être similaire au Japon. Ces deux pays sont très différents: culture, architecture, nourriture, mode de vie... C'est incomparable.

Quant à l'influence japonaise, elle se fait sentir à Busan, la plus orientale des villes coréennes. C'est d'ailleurs la ville que nous avons le plus appréciée de notre séjour. On y retrouve des rues animées, une population jeune et l'on entend même parler japonais par moments.

La Corée du Sud restera pour nous un voyage plutôt étrange, auquel finalement on n'était mal préparés. Mais nous nous gardons la possibilité d'y revenir, cette fois mieux préparés, pour re-découvrir ce pays d'un oeil nouveau et avisé et peut-être cette fois, l'apprécier!

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Commentaires
10 Commentaires
  1. Author avatar
    GUSET
    11/06/2018

    Japanese influence is felt in Busan, the most eastern of Korean cities. It was the city that we enjoyed the most during our stay. There are lively streets, a young population and Japanese speaking at times. <= What is this story? Originally Busan is a lively and burning city. I do not want to approach genetically, but the genes of Japanese and Koreans are closest in distance. Numerous elites in Korea have crossed the Japanese island to avoid war. They are totally different from the native people of Japan. The owner of a Japanese temple construction company was built by Baekje elite. Now Japan is more A relaxed society than Korea. But 30 years ago in Japan was not the same as it is now. EX. Pollution in Tokyo https://goo.gl/fbV78d And about food, it is the culture of the country. Originally, Europeans did not even eat sushi. And it is a recent thing that Some Korean food is burnt down. It has changed a lot compared to past food. Originally, spices rarely entered. It was similar to Buddhist temple food. Japanese food contains a lot of soy sauce and salt sugar, but Korean food contains a lot of chili powder and salt. (Soup food)

    • Smartrippers avatar
      Smartrippers
      19/06/2018

      Thank you for your interesting comment. It is certain that Japan is now much more developed than South Korea, but in a few years, Korea will probably catch up. But today, inequalities continue to exist. It's also interesting to know that Korean food was once not spicy! Thank you for that information.

  2. Author avatar
    Camille
    01/03/2018

    Je suis resté en Corée du Sud pendant quelques années et je dois avouer que cette société est en train de sombrer vers le chaos. C'est sûr qu'il y a toujours de bon côtés mais j'ai été surpris des ces gros changements problématiques de la réalité d'aujourd'hui. Les jeunes coréens et coréennes se hissent au plus haut taux de suicide dans le palmarès des pays du G20. Les bousculades faites par les "ajumas", ces femmes dans la 40-60aines qui n'ont aucun respect pour les autres, tel dans le métro. Les hommes sont pires. Ils marchent directement vers vous et vous fonce dessus sans aucune raison. Il m'est arrivé à chaque mois ces fâcheuses bousculades malintentionnées. La plupart d'entre eux sont âgés autour de 18 à 50 ans qui ont l'air d'être troublés puisque cette société de "pali-pali" résulte des effets négatifs d'agressivité, de compétition et de vouloir toujours être meilleur que l'autre. Ces coréennes et coréens qui ont eu recourt à la chirurgie esthétique, soit 1 sur 5 de la population selon les données de 2016, décroche le plus haut taux au monde par capital. Cela démontre à tel point que l'obsession de l'apparence physique érode la simplicité pour de la fausse perfection. Ils ne sont malheureusement pas plus heureux après avoir être passé sous le couteau puisque des erreurs fréquentes surviennent, ajoutant à cela que ces opérations amènent souvent des effets secondaires à long terme. Ces expatriés qui ont travaillés pour ces patrons coréens "Picsou" peuvent surement confirmer la suite que je vous raconte. Très souvent, ces employés travaillant de longues heures pour un petit salaire de survit s'épuisent. Beaucoup développent des problèmes mentaux reliés au stress qu'ils subissent quotidiennement sur le lieu de travail. Ces nombreux employeurs (ex. dans les hagwons) font exprès de ne pas payer les dus ou qu'ils ne respectent pas les lois sur le travail sachant que ces étrangers ne connaissent plus au moins le système coréen et la barrière de la langue. Cela amène souvent à des pertes de temps et d'énergie pour tout simplement faire respecter leur paiement. En résumé, comparé à une deux décennies plus tôt, le pays démontre maintenant beaucoup de signes de dérives des bonnes valeurs traditionnelles vers le monde capitaliste à l'américaine extrême.

    • Smartrippers avatar
      Smartrippers
      04/03/2018

      Bonjour Camille. Ton retour est très intéressant. Effectivement, les temps changent et la société se modifie. Mais il faut aussi relativiser car ce qui affecte la Corée touche également d'autres pays, à d'autres niveaux. Pour revenir sur notre expérience, nous n'avons jamais été importuné ou bousculé dans le métro de Séoul. Par contre, nous avons remarqué que certaines personnes âgées avaient un comportement assez rustre et parfois sale, comme en Chine, mais cela ne nous a pas dérangé plus que ça car nous étions avertis. En tant que voyageur, je pense que la tolérance est importante car voyager c'est aussi comprendre et découvrir une autre culture sociale, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Après on peut en penser ce que l'on veut, mais l'important c'est d'avoir les informations pour l'interpréter comme il se doit.

  3. Author avatar
    laurence
    22/01/2018

    Bonjour, Je rejoins tout à fait votre point de vue. Au départ nous souhaitions faire dans 2 ans un voyage combinant les 2 pays avec Japon 4 semaines et Corée 2 semaines dans la foulée. En Asie cet été nous avons eu l'opportunité de caler 10 jours en Corée. Nous avons également été un peu déçus mais néanmoins contents de l'avoir fait. Je pense que 10 jours c'est le bon timing pour ce pays. Soyons honnêtes il n'y a pas tant de choses que ça à voir... Nous n'avions pas vraiment préparé le voyage et pensions, à tort, que cela ressemblerait au Japon (que nous n'avons pas encore fait). Ces Barres d'immeubles nous ont estomaquées par leur laideur et comme vous nous avons eu l'impression d'un pays à 2 vitesses, très moderne par certains côtés et pas du tout à la hauteur par d'autres. Nous avons eu également un peu de mal avec la nourriture... En fait nous sommes contents de l'avoir fait là car dans la foulée d'un séjour au Japon je pense que nous aurions VRAIMENT été très déçus. Le bon côté c'est que ça nous laisse 6 semaines pour notre voyage au Japon !

    • Smartrippers avatar
      Smartrippers
      22/01/2018

      Bonjour Laurence. Merci pour ce retour qui nous conforte un peu dans notre première impression sur la Corée du Sud.

      Je pense malheureusement que c'est la méconnaissance et le manque de médiatisation qui biaise nos à priori sur la Corée du Sud en nous faisant faire un rapprochement inconscient avec le Japon. Suite à cet article, nous avons reçu sur les réseaux sociaux, et nous nous y attendions, beaucoup de critiques de personnes amoureuses de cette destination et qui ne reconnaissaient pas leur Corée dans notre article. Une fois le déchaînement de passion (!) passé, nous avons échangé avec eux et nous avons compris plusieurs choses dont le fait que la Corée est un pays atypique, marqué par l'histoire et à ne surtout pas comparer avec le Japon pourtant voisin. Il faut à mon avis aborder ce pays en ne s'attendant à rien, juste avec l'envie de le découvrir sans s'y projeter, comme je l'ai fait lorsque je suis parti en Chine dans un cadre professionnel. Je n'ai pas spécialement accroché avec la Chine, mais je n'ai pas été déçu car je ne m'attendais à rien.

      Au final, je vois que nous avons les mêmes attirances concernant nos destinations, alors on espère que vous aimerez le Japon autant que nous :) Et puis 6 semaines au Japon, ce sera royal (en tout cas on vous envie) !!

  4. Author avatar
    Agnès
    20/11/2017

    Merci pour cet article que je découvre par hasard sur Google ! Il nous rassure un peu : nous sommes en ce moment en Corée du Sud après 6 semaines au Japon, et notre ressenti est vraiment similaire à ce qui est décrit dans votre article, nous sommes un peu déçus et nous nous attendions à autre chose, surtout pour la nourriture que nous n'arrivons absolument pas à apprécier. En général peu de menus en anglais, plats vraiment super épicés (que j'ai personnellement du mal à manger), et surtout peu appétissant... Bref, merci pour cet article, nous commencions à penser que nous étions les seuls et on se posait des questions ;)

    • Smartrippers avatar
      Smartrippers
      20/11/2017

      Bonjour Agnès, ton commentaire nous rassure aussi! Après 6 semaines au Japon, on imagine que le choc a dû être assez violent! Pour la nourriture, on arrivait à se rabattre dans les supérettes où ils vendent généralement des makis ou des nouilles instantanées. Ca n'était pas glorieux, mais ça nous évitait le kimchi et les plats trop épicés. On avait aussi téléchargé une application qui listait les plats coréen avec les ingrédients. Ca permettait de nous faire une idée lorsqu'on avait des cartes en coréen (même si ça restait assez approximatif). Côté paysages, c'est dans les secteurs montagneux que nous avons vu les plus belles choses. Après coup on s'est aussi dit que Jeju aurait peut-être été plus sympa à faire... On espère que vous arriverez à tout de même bien en profiter.

  5. Author avatar
    Anais - Visiteuse du Monde
    21/07/2017

    Je suis bien surprise de votre article. En effet, face au Japon certains détails font gloups... La propreté notamment nous a bien choqué ! (faut commencer par la Corée et ensuite aller au Japon, le choc doit être moindre !) Pour Séoul je dois reconnaitre que nous avons aussi été déçus, nous y avions prévus plusieurs jours que nous regrettons (j'en parlerai prochainement sur mon blog également), les palais nous ont vite ennuyés.. En revanche, énorme coup de cœur pour les Coréens qui sont d'une amabilité à toute épreuve ! Dès que l'on avait le moindre souci ils venaient spontanément à nous, même si l'Anglais n'était pas toujours là. Pour les restaurants, on a trouvé des restaurants où rien n'était affiché, et en entrant ils avaient en fait des menus anglais. Mais c'est sûr que la cuisine coréenne est fort épicée ! Mieux vaut être prévenu avant d'arriver, mais pour nous ça aura toujours été un régal... Bref, des hauts et des bas pour nous aussi, mais on se dit aussi que Séoul était notre dernier arrêt avant de rentrer, donc la fatigue a peut-être aussi joué...

    • Smartrippers avatar
      Smartrippers
      23/07/2017

      Bonjour Anaïs,

      On confirme que les coréens sont vraiment un peuple gentil et aidant, surtout dans les petits villages que nous avions traversé! Je pense que si on avait été mieux préparés à ce qui nous attendait, notre perception aurait été bien différente. Mais pour la nourriture, c'est étrange car nous n'avons quasiment rien eu en anglais. Peut-être car nous n'étions pas dans les grandes villes hormis à Seoul et Busan. En tout cas c'est intéressant de comparer les points de vue et les expériences! Nous avons lu ton article, et on attend les prochains avec impatience pour en savoir un peu plus sur votre expérience coréenne :)

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